Nationalisme, colonialisme et littérature

Papier ISBN: 9782757404317 Non disponible. 28.95$

Dans son introduction, Seamus Deane décrit l'esprit «Field Day» comme une recherche de l'identité irlandaise, si longtemps occultée par le colonialisme. Il montre que le sectarisme religieux de l'Irlande du Nord résulte de l'interaction qui s'exerce entre les stéréotypes du pays colonisateur et ceux du pays colonisé. Pour Terry Eagleton, les politiques d'opposition, qu'il s'agisse du combat nationaliste, de la lutte des femmes pour affirmer leur identité ou du concept de classe sociale, ne peuvent exister sans leurs adversaires historiques et fonctionnent sous le signe de l'ironie. Toute politique d'émancipation doit commencer par une prise de conscience de sa propre identité, mais doit dépasser ce stade ; le spécifique doit s'ouvrir à l'universel. En s'appuyant sur deux classiques de la littérature anglaise, ou plus largement britannique - Le Legs de Mrs. Wilcox d'E.M. Forster et Ulysse de J. Joyce - Fredric Jarneson montre que la littérature dite de la modernité, dont il est couramment admis qu'elle est caractérisée par des préoccupations d'innovation formelle qui en écartent apparemment tout contenu et toute signification politiques, est en réalité intimement influencée dans a structure et ses formes par ce vaste phénomène historique qu'est l'impérialisme. Edward Said classe Yeats parmi les «grands artistes nationalistes de la décolonisation et du nationalisme révolutionnaire». Il a en commun avec les écrivains des Caraïbes et certains écrivains africains d'utiliser la langue du suzerain colonial et il est déchiré entre son nationalisme irlandais et l'héritage culturel anglais. Ses plus grandes oeuvres de décolonisation imaginent la naissance de la violence ou la naissance violente du changement, comme dans «Léda et le Cygne». Said perçoit des ressemblances entre sa poésie, celles de Darwish et de Neruda.

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